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Vouloir protéger sa terrasse en bois exotique avec un saturateur


    Certains sites de vente en ligne ou bien des magasins de bricolage ont tendance à dire que la pose d’un saturateur va jouer comme une protection du bois exotique. 

     Oui et non : le saturateur va préserver la couleur naturelle du bois face aux UV mais ne va pas protéger le bois en lui-même. Votre terrasse grisonnera normalement avec le temps : ce processus est normal et dû au fait que de petits champignons, inoffensifs pour la structure du bois, viennent se développer en surface de vos dalles/lames et les font grisonner

 

     Si vous souhaitez garder la couleur originelle de l’essence choisie, comme le beau brun rougeâtre du Merbau par exemple, il faudra alors utiliser un saturateur 1 à 2 fois par an. Encore une fois, celui-ci a un rôle d’entretien esthétique et ne protège pas votre terrasse pour autant.
 

    Nos bois de classe d’emploi 4 et 5 résistent de toute façon naturellement et sans traitement aux intempéries et ne nécessitent pas de produits supplémentaires. 


Le pin serait plus durable car plus local 

     
     Même si le pin peut se trouver en Europe, cette idée n’est pas forcément vraie car il est traité pour résister en extérieur.
     

     On le fait alors sauter d’une classe d’emploi 2 à 3 voire 4 : il devient plus résistant aux champignons, insectes et à l'humidité. Les bouts de lames devront etre retraités ou badigeonnés si découpés ce qui n’est pas toujours réalisé correctement. Ces traitements ne sont pas forcément durables et respectueux de l’environnement et se diffuseront autour au fur et à mesure que votre terrasse vieillira.

     
    Aussi, le pin, même traité, a une longévité limitée. Une terrasse en pin vous durera 10 à 15 ans contre plus de 25/30 ans pour une terrasse en bois exotique. 


       Concernant les bois exotiques, si les forêts sont bien gérées, il n’est pas évident que ce soit moins écologique de les importer, même venant de loin.
 

     Les bois exotiques, sont tout à fait naturels, uniquement sciés et rabotés, et ne nécessitent aucun produit chimique car ils sont naturellement imputrescibles. Le paradoxe vient parfois de la non-exploitation des forêts tropicales, que leurs propriétaires, ne trouvant pas de débouchés, transforment en exploitations agricoles, comme au Brésil pour y mettre des bovins ou en forêts de palmiers à huile en Asie.  

    
    L’Accoya est l’unique référence dans notre gamme de produits qui est traité. On parle alors de bois acétylé. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site de la société Accsys qui a investi dans ce procédé. 

 

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    Une alternative plus locale aux bois exotiques serait par exemple le Chêne naturellement de classe d’emploi 3. Mais il ne serait pas possible d’obtenir les  longueurs et largeurs aujourd’hui présentes sur le marché car les arbres sont plus petits dans nos régions. L’aubier, couronne extérieure de l'arbre, serait présente sur les planches alors qu’il est proscrit sur des lames de terrasse.

 

 


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Acheter un bois bon marché


    Soyez vigilant.e.s sur ce point, si vous trouvez un produit dont le prix est relativement bas : que se cache-t-il derrière ? 

     On peut évoquer plusieurs aspects dont une épaisseur plus fine par exemple.
 

  • Une dalle résistante fait au moins 30 mm d’épaisseur. Celles que vous trouverez chez les grands distributeurs font parfois autour de 24 mm et cette information n’est souvent pas mise à votre disposition. 
     

  • De la même manière, une lame de terrasse en France est standardisée autour de 20 / 21 mm d’épaisseur. En Allemagne, le standard est plus autour de 23 ou 25 mm d’épaisseur par exemple. 


     Un autre aspect important est que les essences exotiques sont plus denses, plus lourdes et plus résistantes car naturellement imputrescibles. Elles sont aussi originaires de régions plus éloignées géographiquement de l’Europe et cela impacte forcément le prix. 
 

     Un bois composite ou de classe d’emploi 3 se vendra à un prix moins élevé mais cela vient directement impacter la qualité de votre terrasse et sa longévité. À vous de choisir si vous préférez investir pour minimum 25/30 ans ou refaire votre terrasse dans 10 ans ! 

 

Poser sa terrasse à même le sol

     
     I
l ne faut en aucun cas que le platelage (soit l’ensemble lames et lambourdes) de votre terrasse repose directement sur le sol.

     Une isolation doit être mise en place, même de quelques millimètres (6 mm minimum voire 1 cm sous lambourdes) pour éviter que le bois soit en contact direct avec le sol. En effet,  l’eau stagnante qui pourrait s’y trouver est la pire ennemie du bois, même s’il est de classe d’emploi 4 ou 5. Il y résistera mais sera tout de même détérioré plus facilement que s’il avait été bien isolé de l’humidité du sol. 
 

     Nous travaillons avec l’entreprise Novlek qui commercialise des cales d’isolation pour vos lambourdes (photo ci-contre). Elles sont conçues pour favoriser le ruissellement de l’eau et ainsi préserver le platelage de votre construction en bois. 

 

 

 

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